Observer la Terre depuis la haute atmosphère est à la portée de n’importe quel groupe d’amateur. C’est ce qu’on tenté de prouver des membres de Noisebridge, une association de hackers de San Francisco, qui vise à favoriser les échanges entre informaticiens, scientifiques, créateurs et artistes. Début février, ils ont lancé un ballon d’observation gonflé à l’hélium qui a dépassé l’altitude de 60901 pieds d’altitude (18562 mètres). A bord, deux appareils photo dont le logiciel interne avait été modifié, un téléphone portable Android équipé d’un programme maison pour émettre sa position GPS par SMS et pour enregistrer les données de son accéléromètre (1). Enfin, l’équipement était complété d’un émetteur APRS, qui utilise les fréquences de radio-amateur pour émettre la position donnée par un GPS choisi pour sa capacité à fonctionner à haute altitude.

La revue américaine Wired raconte qu’il n’aura fallu qu’une semaine de l’idée au décollage, avec —tout de même— l’aide de trois bricoleurs qui avaient déjà lancé un ballon similaire. Le ballon, acheté sur le site de vente aux enchères eBay, n’a coûté que 25 dollars. La nacelle était une boite de polystyrène destinée à isoler —un peu— le matériel des températures glaciales à haute altitude! Après le compte à rebours de circonstance, l’engin s’est envolé, pour disparaître rapidement dans les nuages.

La revue américaine Wired raconte qu’il n’aura fallu qu’une semaine de l’idée au décollage, avec —tout de même— l’aide de trois bricoleurs qui avaient déjà lancé un ballon similaire. Le ballon, acheté sur le site de vente aux enchères eBay, n’a coûté que 25 dollars. La nacelle était une boite de polystyrène destinée à isoler —un peu— le matériel des températures glaciales à haute altitude! Après le compte à rebours de circonstance, l’engin s’est envolé, pour disparaître rapidement dans les nuages.

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Sur leur blog, les apprentis-météorologues racontent combien leur précipitation leur a joué de tours. Au bout de quelques minutes, téléphone et émetteur APRS sont devenus muets: le ballon était perdu. Mais il faut toujours garder espoir. En se rendant à 80 kilomètre plus au sud, dans la direction du vent. Sur le trajet, une heure après le décollage, un paquet APRS a donné l’altitude maximale du ballon, plus de soixante mille pieds, ainsi que la température de l’émetteur -21°C, et la tension d’alimentation, devenue insuffisante à cause du froid pour que tout fonctionne normalement.

Mais il y a parfois de petits miracles. En s’arrêtant pour avaler un truc dans un restaurant sur la route, un SMS est venu tout chambouler tandis que la serveuse notait la commande: il s’agissait bien d’Icare, le surnom donné au téléphone embarqué dans le ballon, qui se trouvait encore à 5500 pieds. Une demi-heure plus tard, dans la nuit, le ballon était retrouvé dans un champ avec son matériel intact. Une belle moisson d’images fixes, de vidéos et de données, qui font penser aux inventeurs de l’engin qu’il a frôlé les 70000 pieds.

Prochain lancement prévu, mi-mars. Suivant le temps et le budget dont ils disposent, les pères du Spacebridge espèrent renforcer l’isolation thermique pour que l’APRS puisse fonctionner, et ajouter d’autres instruments de mesure et d’observation de la Terre, comme un détecteur de rayonnement. Car ils n’entendent pas s’arrêter là, et visent l’envoi de ballons capables d’observer la terre et de traverser les océans. Icare, le programme qui transforme l’Android en enregistreur de données sera bientôt diffusé —gratuitement— sur internet.

(1) Comme l’iPhone, l’Android est équipé d’accéléromètres destinés à détecter les mouvements du téléphone. On trouve ainsi des programmes capable de transformer ce type de téléphones en niveau à bulles, ou en détecteur de séisme.

Source: Sciences et Vie

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9 réponses à “Vingt-cinq dollars, de l’astuce et de l’hélium, pour observer la Terre”
  1. Du balais coco dit :

    La vidéo est superbe !

  2. SWL dit :

    Ce sont les hakers qui ont remplacé les radioamateurs pour l’expérimentation.
    Le radioamateurisme est décidément un hobby de la première partie du XXéme siecle.

  3. GéoPAR dit :

    Du balais coco dit « La vidéo est superbe ! »

    Farceur !
    J’ai du arrêter en cours de route avant de revoir mon repas de midi :-(

    SWL dit : « Ce sont les hakers qui ont remplacé les radioamateurs pour l’expérimentation. ».
    Bin on dira aux fabuleux expérimentateurs que les téléphones mobiles peuvent difficilement accrocher une BTS à haute altitude, et que le soft pour android qu’ils s’apprêtent à mettre à dispo ne pourra jamais diffuser d’infos en temps réel.

  4. whysky dit :

    je suis intéressant par ce genre d’expérience en normandie , merci de vouloir me contacter

  5. f6agv dit :

    whysky dit :
    16 février 2010 à 17:38
    Attention cela se passe aux USA, en FRANCE nous avons une procédure
    à respecter.
    Tous les ans, nous lançons des ballons radioamateurs.
    Contact pour infos : f6agv@free.fr

  6. Réglementation dit :

    La procédure c’est un link 137 -> echolink -> skype -> 144 -> fréquence adrasec 150MHz -> 27455 -> aprs.fr

  7. Mordicus dit :

    heuuuu… ont-ils demandé l’autorisation à notre Casandre (PSH) Nationale ?
    C’est elle qui commande dans les lacher de ballon !

  8. f6agv dit :

    Si vous avez des remarques à faire, mon adresse
    mail est ci-dessus. 73 Alain.

  9. cuagn dit :

    SWL dit : « Ce sont les hakers qui ont remplacé les radioamateurs pour l’expérimentation.
    Le radioamateurisme est décidément un hobby de la première partie du XXéme siecle. »

    Si l’on veut. Mais je pense, pour ma part, que j’ai toujours été un hacker ou un bricoleur électronique. Mes licences radio (aéronautique, maritime, radioamateur…) ou « sportives » (ULM, parachutisme) ne sont que des moyens utiles pour satisfaire, en étant en règle, mes actions dans tel ou tel domaine…

  10.  
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