Ariane-5 lancera Planck et Herschel à la mi-avril, si le calendrier est tenu. Une mission très importante pour la fusée et les scientifiques qui n’auront pas de seconde chance en cas d’échec.
Ariane doit, à cette occasion, démontrer sa fiabilité et sa capacité à envoyer les deux télescopes vers le point de Lagrange-2, à 1,5 million de kilomètres de la Terre dans la direction opposée au soleil. Là, les effets gravitationnels de l’astre et de la planète se combinent pour que le satellite, bien qu’il soit plus loin, ne quitte pas sa position relative aux deux astres. Planck l’atteindra en quelques mois, durant lesquels ses détecteurs bolométriques seront refroidis jusqu’à un dixième du zéro absolu.
Si loin de la Terre, pas de visite d’astronautes ; en revanche, la position est idéale pour l’observation du rayonnement fossile et la protection des instruments des agressions thermiques et radiatives. Planck tournera le dos au soleil dont les rayons seront captés par les panneaux solaires, mettant ainsi le télescope et ses détecteurs «à l’ombre». Outre Herschel, deux autres télescopes iront s’y nicher, le James Webb de la Nasa (successeur du Hubble) et Gaia (de l’agence spatiale européenne), un télescope qui va mesurer les positions et vitesses de millions d’étoiles.
Source: liberation.fr
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Mots-clefs :Ariane 5, télescope


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